Mis en avant

Un peu plus sur ce blog…

Comme je l’ai brièvement expliqué dans ma page de présentation (cf. ici), cela fait plusieurs années que je couds (plus de 15 ans) et ce très régulièrement. Je consulte souvent des blogs, Instagram ou Youtube que cela soit pour me donner des idées, trouver des patrons qui me plaisent, apprendre, découvrir, etc. Je couds aussi de temps en temps avec des ami.e.s qui me demandent conseils et je prends vraiment du plaisir à échanger avec elles/eux et à leur partager mes connaissances et mon avis. Après plusieurs mois de réflexion, j’ai commencé par ouvrir un compte sur Instagram, mais c’est un média assez limitant quand on veut développer ce que l’on a à dire. C’est pourquoi, j’ai décidé de me lancer à mon tour et de créer mon propre blog ! A ce sujet, l’article du blog de Couture and Clo a été essentiel pour me décider à franchir le cap !

Si par ce blog, je souhaite avant tout vous faire partager ma passion pour la couture, je souhaite également partager avec vous une vision de la couture plus responsable d’un point de vue éthique, mais aussi en matière d’écologie. Je reviendrai plus longuement sur ce sujet dans cet article.

Pour l’instant, je compte vous présenter quatre sortes d’articles :

  • des réflexions sur la couture en lien avec la consommation, l’écologie, etc. : vous comprendrez vite que je ne suis pas vraiment à la recherche du dernier tissu à la mode, mais plutôt d’un tissu de qualité qui va durer dans le temps. Il en va de même pour les patrons, je cherche plus des patrons de vêtements que je pourrai coudre plusieurs fois et qui me plairont dans le temps ;
  • des tutoriels de modèles faciles à réaliser et utiles au quotidien ;
  • des articles qui traiteront de choses diverses et variées comme la couture d’accessoires, des liens vers d’autres tutoriels se trouvant vers d’autres sites, etc.
  • des articles sur les vêtements que je couds que cela soit à partir de patrons que je réalise ou, le plus souvent, de patrons achetés auprès de créatrices indépendantes ou issus de livre.

Les trois premiers types d’articles auront une forme assez libre dépendante de ce que j’ai envie de dire ou d’expliquer. Concernant ceux sur les vêtements, ils comporteront toujours le même type d’informations :

  • un retour sur le choix du patron et les éventuelles modifications ;
  • le choix du tissu (pourquoi ce type de tissu, d’où il vient, est-ce un tissu éco-responsable ? etc.) ;
  • l’exécution du patron (est-il facile ou complexe ? quel niveau faut-il avoir en couture ? etc.)
  • un retour après avoir porté et lavé le vêtement plusieurs fois : j’insiste sur ce point qui est essentiel pour moi concernant d’une part la qualité du tissu, mais aussi le plaisir que je peux avoir à porter le vêtement et donc si le patron est adapté à mes envies et mes besoins. Cela me permet de vous faire un retour le plus complet sur une association patron/tissu.

En effet, je ne vois pas ce blog comme un aussitôt cousu, aussitôt publié (il s’agit juste là d’une préférence de ma part). Je préfère prendre le temps et avoir un peu de recul sur ce que j’ai cousu pour mieux vous en parler.

Je souhaite aussi qu’il soit accessible au plus grand nombre possible, et donc qu’il s’adresse à la fois aux débutant.e.s comme aux confirmé.e.s. J’ai créé pour cela un lexique que je mettrai à jour au fur et à mesure des articles et qui contiendra les définitions de termes techniques évoqués. Des liens directs depuis les articles permettront d’accéder aux définitions. Je compte aussi, dans les tutoriels, vous proposer plusieurs types de finitions ou de méthodes afin que chacun.e puisse y trouver son compte !

Enfin, vous aurez sans doute remarqué à la lecture de cet article que j’utilise l’écriture inclusive… Et c’est important pour moi ! Les blogs de couture s’adressent souvent uniquement aux femmes, ce que je trouve dommage : même si aujourd’hui cet univers est constitué majoritairement de femmes, il faut s’adresser à tout le monde, la couture n’est pas un loisir féminin ou un métier d’homme et il en va de même pour l’inverse !

L’une des questions que je me pose aujourd’hui en faisant le choix de cette écriture est comment pouvons-nous intégrer d’autres personnes (quelque que soit leur genre ou sexe) dans un milieu qui n’est pas forcément le leur si nous ne nous adressons pas à elles ?

N’hésitez pas à me donner votre avis !

[Tutoriel] Un sac zéro déchet

Je commence avec un premier tutoriel axé sur le zéro déchet : un sac pour à peu près tout ce qu’on veut !

Ce que j’aime bien avec ce type de cousette, c’est qu’on peut vraiment l’adapter à ses besoins : on peut faire un sac pour aller faire les courses et acheter en vrac, aller à la boulangerie ou encore en coudre un beaucoup plus grand et faire un sac à linge sale pour les vacances ou la maison ! Et bien d’autres choses encore, comme une pochette à livre, un emballage réutilisable pour remplacer le papier cadeau, etc… Le champ des possibles est assez vaste !

Je vous propose deux versions, la première axée pour les débutant.e.s et la seconde pour les personnes ayant un peu plus d’expérience en couture qui souhaitent avoir de belles finitions sans surjetteuse. De plus, les dimensions que je vous donne ici sont purement arbitraires, vous pourrez les adapter en fonction des dimensions du sac que vous souhaitez réaliser.

Fournitures :

– Un vieux drap ou une chute de tissu rectangulaire. Cela marche aussi avec deux rectangles, il faudra juste faire une couture supplémentaire pour le fond du sac.

– 2 rubans ou cordon.

– du fil assorti ou contrastant.

Bonne couture !

Version 1

Côté fournitures, j’ai utilisé un morceau de vieux rideau (ici 75 cm x 36 cm) et un ruban de dentelle que j’avais en stock, il y a deux morceaux de 85 cm de long chacun.

Étape 1. Prenez votre morceau de tissu, envers face à vous. Repliez sur 1 cm les bords crus de chaque côté de la largeur du rectangle, envers contre envers. Vous pouvez vous aider d’un couturomètre ou d’un guide en carton maison. Marquez au fer et faire une couture à 0,7 cm du bord (soit environ la largeur d’un pied de biche).

Étape 2. Repliez sur 5 cm, toujours envers contre envers, marquez la pliure au fer et piquez une nouvelle couture sur la couture précédente. Cela va ainsi former la gaine pour le cordon. Faites de même pour l’autre extrémité sur rectangle.

Étape 3. Il faut maintenant assembler les côtés. Pour cela, disposez les deux bords supérieurs ainsi obtenus l’un contre l’autre, endroit contre endroit. Il faut faire attention à aussi bien superposer les bords crus des côtés puis les épingler. Piquez ensuite sur 2 cm depuis le bord supérieur du sac sur le côté, arrêtez la couture. La couture doit être à 1,5 cm des bords crus. De chaque côté, mesurez 4 cm depuis le bord supérieur du sac et à partir de ce point, faire une couture jusqu’en bas du sac. Ouvrez les coutures au fer. Retournez le sac sur l’endroit et repassez.

Étape 4. Passez ensuite les rubans dans les gaines obtenues à l’aide d’une épingle à nourrice : faites entrer et sortir le premier par le côté gauche du sac et le second par le côté droit. Il faut faire un tour complet avec chaque cordon. De caque coûté, faites un nœud avec les 2 bouts du ruban. Je trouve que le sac est mieux fermé avec deux rubans. Si vous souhaitez n’en mettre qu’un, je vous conseil d’utiliser un stop cordon.

Et voilà ! Votre sac est terminé ! Bravo à vous !

Version 2

J’ai pris ici une chute de lin blanc de 30 cm x 60 cm et deux morceaux de queue de rat de 60 cm chacun.

Le début est le même que pour la version 1 : répétez les étapes 1 et 2.

Étape 3. Superposez les côtés supérieurs ainsi obtenus envers contre envers. Sur l’un des côtés, faire une couture jusqu’à 2 cm du bord supérieur et à 0,8 cm du bord cru. Mesurez ensuite 4 cm depuis le bord supérieur du sac et redémarrez votre couture depuis ce point jusqu’en bas du sac. Recoupez les marges de coutures pour les réduire à 0,5 cm.

Étape 4. Retourner le sac envers contre envers et repasser de manière à bien marquer la couture que vous venez de faire. Toujours sur le même côté, faites de nouveau une couture à 0,7 cm de cette que vous venez de faire, attention, elle ne doit pas aller plus bas que 2 cm sous le bord supérieur sinon cela va fermer la gaine pour le ruban. Faites une seconde couture qui s’étend de 5 cm depuis le bord supérieur du sac jusqu’en bas, toujours à 0,7 cm du bord. Retournez sur l’endroit et repasser.

Étape 5. Faites de même sur l’autre côté

Étape 6. Il ne vous reste plus qu’à passer le cordon dans les gaines. Cela est un peu délicat au niveau des coutures sur les côtés, mais rien d’impossible !

Et voilà, votre sac avec des coutures anglaises est terminé ! Bravo à vous !

J’espère que ce tutoriel vous aura été utile, n’hésitez pas à me donner votre avis et à m’envoyer des photos de vos réalisations par mail ou sur les réseaux sociaux !

Mélilot, la chemise

Il y a quelques temps, j’ai fait le constat que je n’avais pas assez de hauts pour l’été et que j’avais quelques chutes de tissus qui me permettraient de coudre ce qui me manquait.

Le choix du patron

Ni une ni deux, me voilà lancée et j’ai immédiatement choisi la chemise Mélilot qui, je le savais, irait parfaitement avec l’une des chutes de mon stock. Cette chemise est un patron de Deer and Doe qui est sorti il y a quelques années et que j’aime beaucoup dans sa version manches courtes. N’étant pas fan des emmanchures tombantes, il y a une de version avec manches longues, je ne réalise que la version estivale, celle sans manche, avec le col Mao.

J’ai apporté une légère modification au patron puisque j’ai harmonisé la taille du dos avec celle du devant, asymétriques dans les versions proposées par D&D.

Le choix du tissu

Comme je vous le disais, il me restait des chutes de tissus qui permettraient de confectionner plusieurs hauts. Parmi elles, un coupon de 80 cm de lin lavé coloris lie de vin acheté il y a plus d’un an chez Cousette.

Dans ce lin, j’avais déjà réalisé une robe (Aime comme Mots Doux de Aime comme Marie) et je savais que le tissu avait le tombé parfait pour Mélilot, mais aussi qu’il conviendrait parfaitement pour l’été (le lin est quand même le tissu que je préfère porter en cette saison).

La couture

Lors de la découpe, j’ai simplement coupé l’une des deux pièces du col dans le droit fil au lieu de la couper dans la pliure, perpendiculairement au droit fil. C’est l’inconvénient d’utiliser un petit métrage, mais cela ne pose aucun souci au niveau du rendu final du vêtement.

La couture de cette chemise c’est très bien déroulée. Les explications, textes et schémas, du livret sont très claires. Il m’a fallu une demi-journée pour découper et assembler soigneusement des pièces. J’ai réalisé des boutonnières dans un second temps.

Les finitions proposées dans le livret sont parfaites et peuvent être réalisées quel que soit son niveau en couture. En effet, ce sont des coutures anglaises qui viennent assembler les pièces dos et devants. Pour les emmanchures et le col, les bords crus sont repliés envers contre envers puis pris dans la couture.

Une belle rencontre ?

Comme pour la première version, que j’avais déjà réalisée dans du lin, je suis très contente de celle-ci ! Le tissu est de qualité et résiste aux lavages. En plus, la forme de la chemise est vraiment confortable et passe partout à tel point que je l’utilise aussi bien en rando qu’au boulot.

Peut-être que pour une troisième Mélilot, je tenterais un tissu plus léger, mais j’ai peur de perdre la structure donnée par le lin… qu’en pensez-vous ? L’avez-vous cousue ?

Coutures anglaises

Lors de l’assemblage des pièces, celles-ci sont disposées non pas endroit contre endroit comme à l’accoutumée, mais envers contre envers. Une première couture est réalisée à quelques millimètres du bord. En général, la distance se calcule en divisant la marge de couture par deux – ex : la marge de couture est de 1,5 cm, la couture se fera à 0,7 cm.

Le tissu est envers contre envers

Une fois cette première couture faite, il faut couper quelques millimètres de tissu parallèlement à la ligne de couture qui vient d’être faite (environ 3 mm). Les pièces de tissu sont ensuite placées endroit contre endroit et une nouvelle couture est réalisée (à 0,8 cm si la marge de couture est de 1,5 cm). Celle-ci vient prendre en sandwich la première ligne de couture réalisée et permet d’avoir une belle finition à l’intérieur du vêtement.

Vue sur l’envers

Cette technique est principalement utilisée lors de la confection de chemises.

Pour une mise en pratique des coutures anglaises, vous pouvez réaliser la version 2 du sac 0 déchet (cliquer ici pour le tutoriel)